Michel Majerus et Peter Halley au Mudam

Deux décennies, deux comètes

Le Mudam présente deux expositions reflétant deux décennies, deux périodes de l’émergence de la société de l’information et de ses dérives. Une première présente les travaux poursuivis par Peter Halley dans les années 80 pour décrire les contradictions entre isolement et connectivité. La seconde, avec Michel Majerus, rappelle l’omniprésence des signes et logos dans le champ visuel. 

A droite, un pan de l’œuvre „Sinnmaschine“, et à gauche, „l’atelier“ de Michel Majerus

A droite, un pan de l’œuvre „Sinnmaschine“, et à gauche, „l’atelier“ de Michel Majerus Photo: Editpress/Alain Rischard

Pour rendre à son tour hommage à l’artiste luxembourgeois dans le cadre du projet allemand „Michel Majerus 2022“, le Mudam s’est ni plus ni moins qu’offert – avec le soutien précieux de son „Cercle des collectionneurs“, dont Norbert Becker et Patrick Majerus – „Sinnmaschine“. Cette œuvre constitue la pièce principale de l’exposition-hommage à laquelle elle donne son nom. C’est une œuvre en trois dimensions, défiant les espaces d’expositions, comme les affectionnait particulièrement Michel Majerus. Nommée en référence à l’album The Man-Machine (1978) de Kraftwerk, l’installation est composée d’un plancher industriel métallique, qui rappelle une piste de danse, et d’une paroi anguleuse sur laquelle Michel Majerus recourt au sampling, transposé de la scène techno de Berlin, pour associer diverses images de la vie quotidienne des années 90. Ces dernières sont issues de l’informatique, de la bande dessinée ou de la publicité et entrent en dialogue avec l’histoire de l’art.

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