Des parcours de migrantes en bande dessinée

Des desseins souvent contrariés

Dans la série „Elles racontent“ publiée par l’abbaye de Neimënster, les récits de parcours de neuf migrantes, rédigés dans l’atelier d’écriture de Vanessa Buffone, sont portés en bande dessinée par l’illustratrice Angie Cornejo et la scénariste Sol Cifuentes. Un projet féminin et féministe qui rappelle le dur chemin de l’intégration sur un ton léger.

Angie Cornejo (à g.) et Sol Cifuentes

Angie Cornejo (à g.) et Sol Cifuentes Foto: Editpress/Hervé Montaigu

La scénariste Sol Cifuentes et l’illustratrice Angie Cornejo se sont rencontrées au travail, dans une entreprise d’animation de leur pays natal, l’Argentine. Puis, la première a traversé l’océan pour s’installer en France, en 2014. C’est là que lors de retrouvailles, elles ont cultivé ensemble leur amour de la bande dessinée en éclusant les librairies parisiennes spécialisées. Mais c’est là aussi que la scénariste a fait l’expérience de migrante, des barrières linguistiques qui tout à coup se dressent dans son quotidien et empêchent de s’exprimer pleinement. „C’est un sujet qui me traverse“, confie-t-elle. „Mon parcours de professeure est beaucoup lié à la langue et, lors de ma première migration, en France, je sentais que l’image qu’on avait de moi était simplifiée, réduite, parce que je ne pouvais pas bien m’exprimer. Maintenant à Barcelone, c’est différent, il y a d’autres difficultés qui ne sont pas linguistiques. On reste toujours des migrantes.“

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