Théâtre
„Des chimpanzés un peu bizarres“: „Girls and Boys“ de Dennis Kelly
Monologue poignant qui commence sur un ton léger pour faire lentement suinter, sous une couche d’anecdotes, l’histoire d’une relation passionnelle qui vire au cauchemar, „Girls & Boys“ de Dennis Kelly est une pièce percutante qui parle de la violence millénaire des hommes. Si la mise en scène accentue par trop la brutalité du changement de registre, la pièce, produite par le TOL et montée au Kinneksbond, n’en reste pas moins d’une actualité effrayante.
Le personnage sans nom, incarné par Jeanne Werner, au milieu des jouets en plastique de ses deux enfants (C) Bohumil Kostohryz
Une femme se confie sur scène, sur un canapé brinquebalant, au milieu de jouets pour gamins et de sacs-poubelle remplis à ras bord. Le ton est enjoué, d’abord, et l’incipit percutant, chargé d’une désinvolture loquace qui peu à peu se fissure, révélant une vérité traumatique que cette femme cherchera d’abord à enfouir avec des mots et des anecdotes avant de finir par s’y confronter.