Une anthropologue sur les pas des contrebandiers

Aux frontières de la légalité

Anthropologue à l’université du Luxembourg, Irène Portas Vázquez consacre sa thèse à la contrebande et à la clandestinité politique dans l’entre-deux-guerres de part et d’autre de la frontière franco-luxembourgeoise qu’elle sillonne à la recherche du facteur humain.

Des douaniers luxembourgeois en poste, dont à gauche Joseph Tandel, nommé à Belval en 1934

Des douaniers luxembourgeois en poste, dont à gauche Joseph Tandel, nommé à Belval en 1934 Photo: archives communales de Sane, numéro 7608/1925

Depuis trois ans, Irène Portas Vázquez balade sans entrave son accent galicien et sa Golf 2 de part et d’autre de la frontière franco-luxembourgeoise qui coupe en deux le bassin minier transfrontalier. Séparés par cette ligne, les villes vont par pair: Dudelange - Volmerange, Rumelange - Ottange, Esch - Audun, Belvaux - Redange, Differdange - Hussigny, Saulnes - Lasauvage, Rodange - Longlaville. Cet après-midi-là, elle a rendez-vous avec Catherine Gonçalves, adjointe au maire de Saulnes. Cette férue d’histoire est impatiente d’apporter de nouvelles billes au travail de doctorat que conduit Irene Portas Vázquez au sein du „Luxembourg Centre for Contemporary and Digital History“ (C²DH) de l’université du Luxembourg. Le dimanche précédent, deux personnes âgées qui ne se connaissent pas ont affirmé que la plupart des gens qui faisaient de la contrebande à Saulnes en passant par les forêts du côté de Hussigny ou de Rodange emmenaient du sel avec eux pour l’échanger au Luxembourg, où il était une denrée rare.

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