L’histoire du temps présent

Andrée Viénot, l’Universelle

Andrée Viénot est peu connue au Grand-Duché, elle fut pourtant la première femme luxembourgeoise à entrer dans un gouvernement. C’était toutefois en France, pas au Luxembourg. Tout au long de sa vie, cette résistante s’engagea pour le droit des femmes, des peuples colonisés, pour une éducation de qualité, pour les valeurs démocratiques. Cette ardente socialiste ne venait pas d’un milieu ouvrier, bien au contraire. Elle était issue d’une dynastie de l’acier. Andrée Viénot était née Mayrisch.

Paris, décembre 1946. De g. à d.: assis: Félix Gouin, Andrée Viénot, Léon Blum, Guy Mollet, Augustin Laurent, Marcel-Edmond Naegelen; debout: Paul Béchard, Paul Ramadier, Jules Moch, André Philip, Amadou Lamine-Gueye, Eugène Thomas, Albert Gazier, Daniel Mayer, Jean Biondi et Max Lejeune.

Paris, décembre 1946. De g. à d.: assis: Félix Gouin, Andrée Viénot, Léon Blum, Guy Mollet, Augustin Laurent, Marcel-Edmond Naegelen; debout: Paul Béchard, Paul Ramadier, Jules Moch, André Philip, Amadou Lamine-Gueye, Eugène Thomas, Albert Gazier, Daniel Mayer, Jean Biondi et Max Lejeune. Photo: Gamma-Keystone via Getty Images

Andrée Maria Mathilde Mayrisch est née le 7 juin 1901 à Dudelange. Son père était le magnat de l’acier Emile Mayrisch, cofondateur et premier patron de l’Arbed. Sa mère, Aline de Saint-Hubert, était une mécène, une philanthrope, une femme de lettres. Le milieu dans lequel grandit Andrée était très privilégié, à tous points de vue.

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