Festival de Cannes

A mourir de rire

Prenant la relève de la post-apocalypse zombie de Jim Jarmusch, Leos Carax signe un opéra pop perturbant, dont les premières séquences, maîtrisées, mais narrativement un peu redondantes, se condensent assez vite en une fable très noire sur la violence des hommes et le difficile rapport entre art et vie intime.

Marion Cotillard joue Ann, une cantatrice célèbre, qui tombe amoureuse de …

Marion Cotillard joue Ann, une cantatrice célèbre, qui tombe amoureuse de … CG Cinéma International

Il y a deux ans, la 73e édition du festival s’ouvrait avec „The Dead Don’t Die“, décevant dernier film de Jim Jarmusch dont la tonalité post-apocalyptique s’avérerait néanmoins prémonitoire – car si nous ne sommes pas tous devenus des zombies, force est de constater que le degré d’obéissance civile face à des régulations gouvernementales souvent absconses tout comme notre méfiance envers (la contagiosité d’)autrui ont fait de cette médiocre série Z un choix a posteriori quelque peu prophétique. Seul point commun entre „The Dead Don’t Die“ et „Annette“: l’acteur Adam Driver, qu’on avait vu chez Jarmusch et qui est de retour pour ce sixième film du directeur culte Leos Carax, qu’il transcende grâce à son jeu torturé et violent.

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