La France face au chaos
Un week-end de violence met le gouvernement sous pression
Le samedi 17 octobre, qui devait être le théâtre de manifestations certes prévues comme importantes, tant de la part des lycéens que du syndicat CGT protestant contre la vie chère, a tourné en fait à une journée de violence; dans un climat évoquant beaucoup plus les émeutes et la guérilla urbaine que la contestation sociale ou universitaire, même musclée, du fait de l’intervention massive de groupes de casseurs et de pillards, qui ont récidivé hier après-midi.
Les manifestations contre la vie chère ont été éclipsées par de violents affrontements entre les forces de l’ordre et des groupes de casseurs Photo: Fabian Suspensivo/ZUMA Press Wire/dpa
On avait beaucoup parlé, selon la formule désormais consacrée, de „convergence des luttes“ pour la journée de revendication de samedi. Convergence il y a eu en effet – mais pas celle que l’on attendait. Ce devait être en effet un double et grand défilé, partant de la très symbolique place de la République. Tout cela avait été laborieusement négocié avec la préfecture de police. Mais les choses ont tourné bien différemment, avec une intervention très massive de groupes totalement étrangers aux revendications: ceux des casseurs, et ceux des pillards, les uns et les autres pouvant d’ailleurs fusionner au gré des circonstances et des occasions.