France
Un 1er mai sous le signe du rejet de la réforme des retraites
Les manifestations du 1er mai en France, à l’occasion de la traditionnelle Fête du Travail mais animées aussi, expliquait-on dans les rangs syndicaux, par l’intention d’en faire „une vengeance“ contre le gouvernement et sa réforme des retraites, auront à peu près exaucé les espoirs de leurs organisateurs, avec 782.000 participants recensés dans l’ensemble de l’Hexagone. Et justifié les craintes des pouvoirs publics, puisqu’elles ont été émaillées de violences.
Cortège de 1er mai hier à la place de l’Homme de Fer à Strasbourg Photo: AFP/Frederick Florin
Laurent Berger avait prévenu: „Cette fois-ci, nous allons casser la baraque!“ Expression à ne pas prendre au pied de la lettre: il ne s’agissait aucunement, dans l’esprit du secrétaire général de la CFDT, d’appeler à des dégradations et/ou des affrontements avec la police – ce n’est pas du tout le genre de sa centrale – mais, plus simplement, de montrer par l’affluence dans les défilés que loin de péricliter, la contestation contre la réforme était plus vivante que jamais.