France
Sarkozy remis en liberté – jusqu’à la Cour d’appel
Nicolas Sarkozy, qui avait été condamné le 25 septembre dernier par le Tribunal correctionnel de Paris à cinq ans de prison ferme et 100.000 euros d’amende pour „association de malfaiteurs“ dans l’affaire d’un possible financement libyen de sa campagne électorale de 2017, avec incarcération le 21 octobre sans attendre le jugement d’appel, a été libéré hier – provisoirement bien sûr – par le juge d’application des peines.
Nicolas Sarkozy est de retour à son domicile à Paris Photo: Geoffroy van der Hasselt/AFP
Lequel a estimé que cet emprisonnement – anticipé, puisque la norme judiciaire, certes laissée à l’appréciation du tribunal, est que l’on ne rejoigne sa cellule qu’une fois que la Cour d’appel a confirmé le jugement, si elle estime devoir le faire – n’était pas fondée en droit. Elle se justifie en effet par le souci d’empêcher l’accusé, devenu condamné, de profiter de cette liberté provisoire pour recommencer, fuir, ou chercher à suborner d’éventuels témoins.