Venise aspire au tourisme soutenable
Pourvu que ça dure
Introduction d’une taxe et interdiction des croisières n’y ont rien fait. Le tourisme de masse reste la règle à Venise. Un projet universitaire ouvre une nouvelle voie en cherchant des solutions durables au cœur de la communauté.
Les eaux et le tourisme, deux variables centrales pour le développement durable de Venise Photo: AP/dpa/Luigi Costantini
La révolte des étudiants italiens contre les prix élevés des logements n’a pas épargné Venise. La Sérénissime est aussi une ville universitaire, et la Ca’ Foscari qui l’abrite est nichée dans un quartier charmant encore suffisamment éloigné de la place Saint-Marc pour être épargné par le tourisme de masse. Alors, lorsque, ce 17 mai, à une étudiante de la ville qui se plaignait de devoir payer 700 euros une modique chambre, le bourgmestre de la ville, Luigi Brugnaro lui a rétorqué que si elle s’était fait ainsi berner, elle ne méritait pas d’avoir un diplôme universitaire, le syndicat d’étudiant UDU a vu rouge. „Si à Venise le coût de la vie est aussi élevé, c’est la faute de qui l’administre avec inertie, la vendant morceau après morceau et en l’appauvrissant en services de base“, a-t-il répondu dans un communiqué mordant.