Mort d’Idriss Déby
Paris s’inquiète de „la perte d’un allié essentiel“
La mort, dans des conditions qui restent imprécises, du président Idriss Déby, qui venait d’être réélu triomphalement, selon la tradition locale, pour un 6e mandat à la tête du Tchad, n’est pas seulement une menace pour ce pays en proie à la déliquescence constitutionnelle et à des rébellions régionales. C’est aussi un coup dur pour la France et son „opération Barkhane“ contre le djihadisme en Afrique.
ll va succéder à son père, Mahamat Idriss Déby Itno Photo: dpa/AP/Tele Tchad
L’Elysée a aussitôt salué „la mémoire d’un ami courageux (...) qui a œuvré sans relâche pour la sécurité du pays et la stabilité de la région durant trois décennies“. Et la ministre de la Défense, Florence Parly, a déclaré dans la foulée, plus explicitement encore: „La France perd un allié essentiel dans la lutte contre le terrorisme au Sahel“, lutte dont „le Tchad est un partenaire majeur“.