Analyse
Nouveau gouvernement, avenir de la gauche: la France dans une double attente
Les différentes formations de gauche devaient parvenir à formaliser leur accord hier soir, en vue des prochaines élections législatives, autour de La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, lequel se rêve toujours en futur premier ministre (voir Tageblatt du 30 avril-1er mai). Un poste que, sans attendre le scrutin de juin, le président Macron semble éprouver du mal à pourvoir, cependant que Jean Castex continue d’expédier les affaires courantes.
Le chef de file de „La France Insoumise“ se voit déjà comme futur premier ministre français Photo: AFP/Emmanuel Dunand
Étrange climat, ces jours-ci, que celui de la vie publique française, comme suspendue à une double attente. A gauche, et bien qu’il ait échoué pour la troisième fois, dès le premier tour, à l’élection présidentielle d’avril, M. Mélenchon se sera beaucoup agité pour fédérer autour de lui les autres partis de la famille – encore bien plus défaits que lui par le suffrage universel, il est vrai – que sont le PS, les Verts, le PCF et les trotskistes; mais à plusieurs reprises, ses appels, pour ne pas dire ses ultimatums, sont d’abord restés sans guère d’écho.