France
Mélenchon acte la rupture de son „alliance toxique“ avec les socialistes, mais il conserve une arme électorale contre le PS
A l’occasion d’un entretien publié hier par La Tribune Dimanche, Jean-Luc Mélenchon, fondateur de La France insoumise, acte sa rupture avec les autres formations de gauche avec lesquelles il avait co-fondé, et largement dirigé, le Nouveau Front populaire (NFP) dans la perspective des législatives de juin-juillet dernier, après la dissolution de l’Assemblée nationale.
Jean-Luc Mélenchon, fondateur du parti La France insoumise (LFI) Photo: AFP/Jean-François Monier
Cela faisait plusieurs semaines, il est vrai, que rien n’allait plus entre l’irascible et tonitruant dirigeant de LFI et ce qu’il est convenu d’appeler la „gauche de gouvernement“ (le PS, le PCF et les Verts) avec une mention particulière pour les socialistes auxquels il reprochait de n’avoir pas voté la censure contre le gouvernement Bayrou, pour laisser au budget une chance d’être enfin adopté. La surprise des observateurs n’en est donc pas tout à fait une, même si l’on se demandait quand même si, tout à son souci d’apparaître le moment venu comme le candidat naturel et unique de l’union de la gauche, M. Mélenchon n’essaierait pas de se contenir jusqu’à la prochaine élection présidentielle.