France

Lycéens en colère: des manifestants pas si novices

Le mouvement de blocages avait initialement pris naissance en région parisienne avant de se transformer en mouvement national. Cette semaine, étudiants et lycéens se sont retrouvés dans la rue et ont fait entendre leur voix. Retour sur une jeunesse qui refuse de se taire.

Mardi, les lycéens se sont rendus à la place de la Nation: „Le Triomphe de la République“ était le leur

Mardi, les lycéens se sont rendus à la place de la Nation: „Le Triomphe de la République“ était le leur Photo: Léo-Paul Hoffmann

La colère s’intensifie à l’égard du gouvernement. Le manque de moyens reste au centre des revendications étudiantes. Au vu des statistiques de la „Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance“ (DEPP), leur colère paraît légitime tant le bulletin de notes est sévère. En comparaison avec les autres pays, la France joue au mauvais élève. Elle affiche le nombre le plus élevé d’élèves par classe (25) dans le secondaire parmi les pays de l’Union européenne. Les enseignants français gagnent près de trois fois moins qu’au Luxembourg et deux fois moins qu’outre-Rhin. Chaises, tables, équipements thermiques: tout manque, surtout en cas de canicule. Pourtant, l’Etat dépense autant par élève que la moyenne des pays de l’OCDE. Et, selon la DEPP, 7,5% des heures de cours n’ont pas été assurées en 2024-2025, faute de remplacement. Un bilan qui pousse à investir l’espace public pour alerter sur le dépérissement des services publics.

Lundi: l’attente

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