France

Le déficit budgétaire se creuse

Le dernier bilan budgétaire du ministère de l’Action et des Comptes publics confirme un endettement qui se creuse malgré la volonté du gouvernement de la réduire. Les finances de l’Etat sont également sous surveillance européenne.

La France devrait payer jusqu’à 78 milliards d’euros pour les intérêts de sa dette cette année, selon le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel

La France devrait payer jusqu’à 78 milliards d’euros pour les intérêts de sa dette cette année, selon le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel Photo: AFP/Dimitar Dilkoff

Du 1er janvier au 30 juin 2026, l’Etat français annonce un déficit de 106,7 milliards d’euros. Cela représente une augmentation par rapport à l’année 2025, où le déficit oscillait autour de 100 milliards. Cette situation, que le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, comparait déjà fin juin à un „baril de poudre“ prêt à exploser, l’inquiète particulièrement. En effet, le pacte de stabilité et de croissance européen, réformé en 2024, prévoit un plafonnement du déficit annuel à 3% du PIB et une dette publique sous 60% du PIB. Avec une dette actuelle de 118,1% et un déficit de 5,1%, la France se trouve sous „procédure de déficit excessif“ de l’Union européenne.

Le projet de loi de finances 2026 avait pourtant été largement discuté à l’Assemblée nationale. Après plusieurs mois de débats, le gouvernement de Sébastien Lecornu avait imposé le 49.3 de la Constitution (Tageblatt du 19 janvier 2026) sur les volets „recettes“ et „dépenses“ du projet de loi. C’est donc mal parti, d’autant plus que le Parlement a récemment adopté la loi de programmation militaire qui prévoit de débourser 436 milliards d’euros d’ici à 2030.

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