France
Le budget de Barnier repose bien plus qu’annoncé sur de nouveaux impôts
L’Assemblée nationale a entamé hier l’examen – pour l’instant en commission des Finances – du projet de budget que le gouvernement avait rendu public jeudi soir. Les premières réactions enregistrées font présager un débat long et tendu; même si, aussi longtemps que le Rassemblement national ne sanctionnera pas l’exécutif, ce dernier peut espérer faire passer son texte, fût-ce au prix d’un nouveau recours à l’article 49-3.
Le premier ministre Michel Barnier attend les questions des parlementaires à l’Assemblée nationale Photo: AFP/Thomas Samson
Michel Barnier n’avait pas caché son intention de s’attaquer sans trop de détours à la dramatique situation des finances publiques que lui ont laissée ses prédécesseurs, macronistes en tête, avec une dette de 3.230 milliards d’euros, et un déficit budgétaire qui pourrait atteindre à la fin de cette année les 6% du PIB, double entorse aux règles européennes. Exercice qui n’avait déjà rien de simple, mais que compliquait encore, à l’évidence, l’absence de toute majorité parlementaire pour la nouvelle équipe.