Lutte antiterroriste

Le Mali cherche à chasser les troupes françaises

L’expulsion de l’ambassadeur de France à Bamako, Joël Meyer, lundi après-midi, en quelques mots d’un communiqué qui lui accordaient 72 heures pour quitter le territoire du Mali, a fait encore monter d’un cran la crise qui couvait entre ce pays et Paris, mais aussi les autres capitales européennes engagées aux côtés de la France dans la lutte antiterroriste (voir Tageblatt du 17 janvier). Et la poursuite de l’opération Barkhane en devient désormais fort plus problématique que jamais.

Un soldat malien dans la ville de Kati. Les forces européennes se sont donné quinze jours pour évaluer la situation et parvenir à une décision sur le maintien de leur engagement au Mali.

Un soldat malien dans la ville de Kati. Les forces européennes se sont donné quinze jours pour évaluer la situation et parvenir à une décision sur le maintien de leur engagement au Mali. Photo: Florent Vergnes/AFP

Comment continuer à mener une guerre contre les groupes djihadistes dans un pays dont les dirigeants – certes putschistes, et mis au ban de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), mais qui semblent tenir une bonne partie du terrain d’une poigne de fer – sont désormais ouvertement hostiles au principe même de cette assistance? Et préfèrent, de surcroît, se jeter dans les bras de mercenaires russes en principe privés, mais qui n’ont rien à refuser au Kremlin, ceux du „groupe Wagner“, venus par centaines appuyer la dictature militaire de Bamako?

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