France
Gabriel Attal lance sa campagne, Edouard Philippe en embuscade
Ancien premier ministre d’Emmanuel Macron, secrétaire général du parti Renaissance et candidat à l’élection présidentielle du printemps prochain, Gabriel Attal a tenu, samedi après-midi à Paris, son premier meeting de campagne, une semaine après s’être lancé à son tour dans la course à l’Elysée – une compétition encore éloignée, mais pour laquelle les concurrents, déclarés ou pressentis, sont déjà nombreux.
Gabriel Attal, secrétaire général du parti centriste français Renaissance et candidat à l’élection présidentielle française de 2027 Photo: AFP
Sa déclaration de candidature avait eu lieu dans un cadre champêtre du département résolument rural de l’Aveyron, mais avant-hier, Gabriel Attal a voulu faire fort, futuriste et national. Il est vrai que, malgré la ferveur et souvent la jeunesse de ses supporters, les divisions de la gauche et le manque de tonus de la droite, son entreprise n’est pas gagnée d’avance, pour deux raisons au moins.
La première est que, face à cet électorat qui fut macroniste, le reste vaguement et se réclame toujours plus ou moins du centre, il se trouve en concurrence directe avec un de ses prédécesseurs à Matignon: Edouard Philippe. Lequel inaugura, lui, le règne de l’actuel président lorsque ce dernier s’installa à l’Elysée en 2017, en des temps moins moroses qu’aujourd’hui. Plus âgé, puisqu’il a 55 ans contre 37 pour M. Attal – plus mûr, plus aguerri, préfèrent dire ses fidèles – M. Philippe, largement réélu maire du Havre aux dernières municipales, s’est déclaré plus tôt que son jeune rival. Est-ce cependant un avantage, si loin encore du grand rendez-vous final? Dans son cas, cela se discute d’autant plus qu’il ne fait guère campagne pour l’instant, ce qui commence d’ailleurs à irriter ou inquiéter ses partisans.