France
Crise des lycées: le gouvernement évite le pire pour l’instant
La journée d’hier devait être marquée à la fois par la poursuite des manifestations lycéennes et par des défilés syndicaux, à Paris mais aussi en province. Des cortèges dont le but ne se limitait pas à un soutien aux jeunes protestataires en grève, mais voulait aussi élargir l’expression du mécontentement à la situation sociale dans son ensemble.
Les manifestations de lycéens du mardi se sont déroulées sans violence Photo: AFP/Philippe Lopez
Le gouvernement ne se cachait pas, lundi, de redouter que cette „convergence des luttes“ ne dégénère en un embrasement politique et social généralisé, au moins dans les grandes villes, à commencer bien sûr par la capitale. Pourtant, sans marquer un apaisement dans le conflit ni même un ralentissement de la contestation, la journée se sera finalement déroulée un peu mieux que ne pouvait le craindre l’exécutif. La matinée devait surtout être marquée par de nouveaux affrontements entre les lycéens – qui avaient d’ailleurs reçu le soutien assez massif de certaines universités – et la police, mais dans un registre de violence qui n’atteignait par ce que l’on avait pu connaître les jours précédents.
Il est vrai que des parents d’élèves s’étaient eux aussi rendus à la porte des établissements concernés, certains arborant une coiffure blanche ou un brassard de même couleur pour bien marquer leur qualité d’observateurs. Leur présence, expliquaient-ils, était justifiée par leur intention de s’interposer en cas de charges policières jugées trop brutales. Mais, à l’évidence, nombre d’entre eux misaient aussi sur le caractère sans doute un peu apaisant de leur présence sur leurs propres enfants, et/ou sur les autres.