France/UE
A Pékin, Macron et von der Leyen vont tenter de limiter le rapprochement entre Xi Jinping et Poutine
Emmanuel Macron entame ce mercredi une visite d’Etat de trois jours en Chine. Nouveauté par rapport à ses précédents voyages à Pékin, comme d’ailleurs aussi dans les autres capitales étrangères: il est cette fois-ci accompagné de la présidente de la Commission européenne, Mme Ursula von der Leyen.
Ursula von der Leyen et Emmanuel Macron ont préparé leur visite à Pékin lors d’une rencontre à l’Elysée Photo: AFP/Ludovic Marin
Ce déplacement du chef de l’Etat répond à plusieurs objectifs. Le premier est bien entendu lié à la tentative d’invasion de l’Ukraine par la Russie: M. Macron voudrait parvenir, sinon à empêcher, du moins à limiter, le rapprochement entre le président chinois et son homologue russe. Longtemps, on a voulu croire à Paris que la Chine allait jouer de son influence pour dissuader le maître du Kremlin de la poursuivre. Mais la réception en grande pompe, le mois dernier, de Xi Jinping à Moscou, ruinant le rêve d’une Chine neutre et potentiellement médiatrice, a sonné le glas de tels espoirs. Même si l’on continue de souligner à l’Elysée que pour le président chinois, le recours à des armes nucléaires, même tactiques, constitue une ligne rouge à ne pas franchir.