Dienstag6. Januar 2026

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UkraineA Paris, les Européens en quête de décisions concrètes pour aider

Ukraine / A Paris, les Européens en quête de décisions concrètes pour aider
Volodymyr Zelensky, Keir Starmer et Emmanuel Macron jeudi à Paris Foto: AFP/Ludovic Marin

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Un nouveau sommet réunissant à la fois trente-et-un chefs d’Etat ou de gouvernement de pays membres de l’UE et/ou de l’OTAN, et auquel a notamment pris part le premier ministre luxembourgeois Luc Frieden, s’est tenu hier à Paris, à l’invitation du président Macron, et en présence de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky. Il s’agissait de faire le point à l’Elysée sur la façon dont ils pouvaient le mieux répondre à l’évolution de la situation à la fois diplomatique et militaire.

Sur ce double plan, les amis de l’Ukraine sont évidemment confrontés à une situation très difficile, entre le ralliement sans conditions de Donald Trump, pour tout l’essentiel, à son nouvel ami russe Vladimir Poutine, et le jeu de ce dernier qui, chaque fois qu’il semble faire un pas en avant vers un cessez-le-feu, si temporaire soit-il, s’ingénie à en multiplier aussitôt les conditions évidemment inacceptables pour les Ukrainiens comme pour les autres Européens, si elles le sont pour la Maison-Blanche. Le tout sur fond de mépris américano-russe total pour l’Europe, laquelle est exclue, de fait, de la „table de négociations“, comme on dit – d’ailleurs un peu abusivement puisqu’il n’y a pour l’heure ni table ni négociations.

Mais les Européens courent aussi, en l’espèce, le risque d’apparaître comme plus prolixes en sommets et autres rencontres internationales qu’en décisions concrètes, ayant une application immédiate et susceptible, à la fois d’aider l’Ukraine, et d’affirmer leur présence entre Washington et Moscou, dont l’entente commence à évoquer davantage le spectre de Yalta et de son partage du monde entre Roosevelt et Staline que des lendemains pacifiques et constructifs. Surtout dans le silence assourdissant de l’ONU, paralysée par son fonctionnement intérieur et notamment celui du Conseil de sécurité.

C’est pourquoi le sommet d’hier, quoique relativement court – trois heures de discussion, ce qui, avec trente-et-un participants, n’était pas considérable, même si M. Zelensky s’était déjà entretenu longuement la veille à l’Elysée avec Emmanuel Macron – se devait de ne surtout pas apparaître comme une réunion diplomatique de plus, un énième conciliabule entre dirigeants occidentaux surtout enclins à habiller leur impuissance de considérations amicales pour Kiev et ses dirigeants. Il est évidemment trop tôt, ce vendredi, pour dire s’il y est parvenu, mais à en croire les précisions données à la fin de la rencontre par le président français, du chemin a tout de même été parcouru, et cela dans un climat d’union, plusieurs fois même de totale unanimité.

Y compris, à l’occasion, lorsqu’il s’agissait de contredire radicalement des positions de Donald Trump, même de la part du premier ministre britannique Keir Starmer, ou de l’encore chancelier allemand Olaf Scholz. Ainsi, alors que le Kremlin exige, comme préalable à un cessez-le-feu en Ukraine toujours pilonnée par les bombes et missiles russes, la levée des sanctions: pour les Européens, c’est non. „Le temps n’est pas à la levée des sanctions, nous avons au contraire l’intention de maintenir la pression économique, en particulier sur les flottes fantômes et sur certaines capacités industrielles de la Russie“, a insisté le président français.

Une équipe franco-britannique

S’agissant des conditions de suivi d’un cessez-le-feu – idéalement sur mer et dans les airs, ainsi que pour toutes les infrastructures civiles et point seulement énergétiques –, elles seront bientôt définies par les ministres des Affaires étrangères de différents pays alliés de l’Ukraine, dont les deux qui s’étaient spontanément proposés pour le faire, la France et le Royaume-Uni. Les conditions d’application en demeurent encore inconnues: avec l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe)? Avec un mandat onusien, pour que des Casques bleus surveillent la ligne de front? Ou sous une autre forme? Les ministres concernés devront faire des propositions précises d’ici trois semaines.

En outre, une équipe franco-britannique, pilotée par les chefs d’état-major des deux pays, va être dépêchée en Ukraine dans les prochains jours, pour définir avec les autorités de Kiev ce qui pourrait permettre à l’Ukraine, dont l’armée a tellement donné – et étonné le monde par sa pugnacité – ces trois dernières années, de se doter d’une „armée de demain“, suffisamment forte pour „faire face aux menaces futures“. Autrement dit à une nouvelle tentative d’invasion russe, dont la perspective était en filigrane dans toutes les réflexions du sommet de Paris … M. Macron a énuméré lors de sa conférence de presse finale les points qui devraient être fixés à cette occasion: „Quelle armée de terre? Quelles capacités maritimes? Quels soldats? Quels équipements?“

Il a aussi évoqué l’idée d’une „force de réassurance“ qui, sans se substituer aux troupes ukrainiennes, serait présente dans des endroits stratégiques pré-identifiés avec les Ukrainiens pour y servir de force de dissuasion à l’égard des appétits russes; mais sur ce thème, l’unanimité n’a pas été atteinte. En revanche, elle s’est manifestée sur la nécessité de renforcer sensiblement la sécurité collective du continent, en resserrant la coopération inter-armées, la coordination des industries de défense et l’interopérabilité des matériels militaires que celles-ci seront appelées à produire.

Reste évidemment à savoir si toutes ces résolutions seront suivies d’effet; et cela, suffisamment pour rassurer un peu le président Zelensky. Du moins, avait-on le sentiment, hier à l’Elysée, d’être enfin, enfin et au moins un peu, dans le concret.

Luxmann
27. März 2025 - 23.19

Mieux vaut un remake de Yalta,qui a bien fait fonctionner le monde pendant 45 ans,que la cacophonie apportee par l UE et ce brasseur d air qu est micron.