
Conférences, présentations de récits, ateliers pour jeunes et moins jeunes: le salon avait prévu un programme bien chargé dans les ateliers du „Mama Shelter“ au Kirchberg. Des activités qui ont su plaire, avec notamment un atelier créatif pour écrivains en herbe de six à douze ans qui affichait complet en peu de temps.
Niveau auteurs et autrices, ouvrages de fiction et non-fiction, récits autobiographiques et guides économiques, bandes dessinées pour tout âge étaient présentés à un public venu nombreux, surtout lorsque l’on considère l’espace au sous-sol du „Mama Shelter“. La Doxa, maison d’édition parisienne qui mise sur une littérature engagée, avait apporté un grand choix d’œuvres, allant des recueils de poèmes de Nadia Origo aux contes et histoires jusqu’à une bande dessinée écrite par le jeune auteur congolais Mardoché Lumu.
Côté guides, Dimitri M’foumou-titi, auteur et expert en management international et diversité interculturelle, propose une autre approche au concept du succès tandis que Mamadou Fall, connu pour son livre „Riche“, était présent en tant qu’auteur et intervenant, partageant son expertise dans des domaines comme l’investissement.
Pour Marc Saïzonou, auteur avec de nombreuses publications sous son nom, les préjugés nuisent aux relations humaines, la tolérance et curiosité de l’autre peuvent enrichir celles-ci. Une conviction qui se retrouve entre autres dans „Le choix du cœur“ (paru en 2018) où il emploie un chemin plutôt convaincant, divisant le récit en deux points de vue: celui de l’entourage de la protagoniste („Quand on lit le livre, on se dit: Mais elle est horrible!“, nous disait l’auteur originaire du Bénin et vivant actuellement à Metz le dimanche passé) et puis celui de cette jeune dame qui décidément ne fait pas l’unanimité. D’ailleurs, le Luxembourg est aussi très présent dans d’autres œuvres de Marc Saïzonou.
Ne pas juger selon les apparences

„– Allo, papa? J’arrive dans cinq jours, ne le dis à personne.
– Euh, attends un peu, qu’est-ce que tu me dis là, fiston …
Onze années, onze longues années que je n’ai pas été dans mon pays natal. La monotonie et la grisaille de cette France, parfois aussi froide qu’une grande partie de sa population, me donnent l’impression de me déshumaniser.“
C’est avec ces mots que commence „Repères“, récit initiatique d’Astrid-Aimé qui retrace le passé de l’auteur au chemin atypique – né au Cameroun comme enfant de deux ethnies différentes, puis une jeunesse en banlieue en France –, la relation avec son père, resté au Cameroun, et ses réflexions philosophiques et sociologiques sur le(s) monde(s) dans le(s)quel(s) il a grandi. La présentation de son livre – d’autres, déjà rédigés, seront publiés dans le futur – a su attirer un public curieux, qui se retrouvait dans plusieurs de ses témoignages.
En gros, une très bonne occasion de découvrir un monde – ou du moins un aperçu de celui-ci – aux littératures variées et qui est tout sauf monolithique.
De Maart














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