La consommation sonne aux oreilles de beaucoup comme un gros mot, qui traîne derrière lui toute la banalité du quotidien. Et pourtant quand on s’intéresse aux consommateurs, et notamment à leur comportement, on est vite amené à se poser les grandes questions que le débat politique souvent survole sinon tait.

Il en va ainsi du débat qui devrait agiter tous les hommes politiques sur les moyens de faire accéder le plus grand nombre à un mode de consommation sain et durable. L’intervention étatique semble contournable.

Elle demande du courage. Mais le problème pose aussi des questions de répartition des richesses. Il ne s’agit pas de l’éluder comme le fit un responsable socialiste face à un jeune journaliste, il y a une quinzaine d’années. A ce dernier qui ne comprenait pas pourquoi les consommateurs européens devraient consommer des produits – chinois – qui ont fait le tour de la planète, ce dernier prétendait que c’était le souhait de ces derniers de consommer des marchandises à bon marché. Autrement dit, les consommateurs seraient assez naïfs pour être favorables au libre-échange qui augmente la concurrence, compresse leurs salaires et donc réduit leurs possibilités d’acheter des produits européens.

La présentation des faits permettait de culpabiliser le consommateur. Elle permettait surtout de ne pas avoir à répondre d’une complicité coupable avec la volonté du producteur de conquérir de nouveaux marchés et de faire de plus gros bénéfices … à n’importe quel prix.

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