L’objectif que se sont fixés les Nations unies en 2006, que tous ceux qui en ont besoin puissent bénéficier de traitements anti-rétroviraux d’ici 2010, ne devrait pas être atteint, ont indiqué mercredi à Mexico de hauts responsables de la lutte contre le sida. “Aucun d’entre nous ne pense que le but sera atteint à 100% partout”, a indiqué à un groupe de journalistes Michel Kazatchkine, directeur du Fonds global de lutte contre le sida. Il a estimé néanmoins que nombre de pays avaient déjà atteint l’objectif ou en étaient proches et qu’il devrait y en avoir “plus qui y arriveront qu’on ne l’imagine”. Peter Piot, directeur de l’Onusida, a rappelé que 2010 n’était “que dans 18 mois”, tout en assurant que l’engagement sur cette échéance “n’avait pas du tout changé”. En revanche, certains pays pourraient accuser un retard de un ou deux ans, en fonction de leurs programmes nationaux. Tous deux ont estimé que pour l’avenir, il convenait de réfléchir sérieusement aux moyens de freiner le coût des anti-rétroviraux, en augmentation constante. 33 millions de personnes sont infectées par le virus, dont 90% vivent dans des pays en voie de développement. Trois millions de personnes reçoivent un traitement anti-rétroviral, soit le tiers de ceux qui en ont besoin.