L’Australien Eamon Sullivan a battu le record du monde du 100 m nage libre messieurs en 47 sec 05 en demi-finales des jeux Olympiques de Pékin quelque minutes après que le Français Alain Bernard eut amélioré la marque (47.20), mercredi. Depuis le mois de mars, les deux nageurs se disputent seuls la marque planétaire.
Bernard, parti dans la première demi-finale, a battu le record du monde que Sullivan s’était approprié en finale du relais 4×100 m nage libre deux jours plus tôt (47.24).
Le Néerlandais Pieter van den Hoogenband, qui vise un troisième sacre consécutif historique sur la distance, a signé le troisième temps des séries (47.68) disputera jeudi sa quatrième finale olympique sur 100 m libre. +VDH+ a été le premier nageur à passer sous les 48 secondes, en demi-finales des Jeux de Sydney en 2000. Son record a tenu huit ans, jusqu’à ce que Bernard ne se l’approprie aux Championnats d’Europe en mars à Eindhoven (Pays-Bas). Parmi les plus sérieux prétendants au titre, l’Italien Filippo Magnini, double champion du monde en titre, a été éliminé (48.11) tout comme le Canadien Brent Hayden (48.20), qui était arrivé ex aequo avec Magnini en finale des Mondiaux-2007.
L’Américain Garett Weber-Gale, qui a frôlé la marque planétaire lors des sélections américaines en juillet, a été éliminé (48.12). Fabien Gilot, second Français engagé sur la course, a craqué pour signer le 15e et avant-dernier temps des séries (49.00). Comme la veille en séries où il avait signé son quatrième meilleur chrono, Bernard ne s’est pas précipité dans son premier 50 mètres et a viré au niveau du record du monde. Il a ensuite accéléré pour battre le record du monde pour la troisième fois de sa carrière. Sullivan est parti plus vite pour être sous la marque planétaire au virage. Après les demi-finales du 100 m nage libre, l’Américain Michael Phelps s’est imposé sur le 200 m papillon avec le record du monde (1 min 52 sec 03/100) pour devenir l’athlète le plus titré de l’histoire des jeux Olympiques avec dix médailles d’or.
Le phénomène américain devrait décrocher une nouvelle médaille mercredi, lors du relais 4×200 m nage libre dans sa quête du record absolu du nombre des titres olympiques lors des mêmes JO, détenu par son compatriote Mark Spitz depuis les JO de Munich (7). Aurore Mongel a assuré sa qualification en finale du 200 m papillon, sa distance de prédilection, en signant le 7e temps (2:07.21).