La Commission européenne présente la conclusion de traités de libre-échange comme un moyen de diffuser les valeurs et principes de l’Union européenne à travers le monde. Mais il faut croire que ses partenaires sont prêts à en accepter plus certains que d’autres.

Le 4 juillet dernier, la preuve en était apportée à l’Organisation mondiale du commerce. Ce jour-là, un an et demi après l’entrée en vigueur du CETA, le Canada a démontré qu’il n’avait toujours pas assimilé un principe cher aux citoyens européens: le principe de précaution.

Epaulé par trois des quatre pays du Mercosur signataires d’un traité de libre-échange avec l’UE pas plus tard qu’une semaine plus tôt, à savoir le Brésil, l’Uruguay et le Paraguay, il a démontré qu’il avait une idée bien singulière de ce qui constitue une „agriculture saine et durable“. Dans une déclaration conjointe, le Canada et 15 autres pays ont demandé à l’Union européenne de revoir sa législation sur les pesticides et d’adopter une approche basée sur la preuve plutôt que sur le risque, pour cesser d’interdire de nombreux produits phytopharmaceutiques, qu’eux-mêmes n’interdisent pas.

Ils invoquent le „haut degré d’incertitude“ créé par le régime dérogatoire de „tolérances à l’importation“ pour leurs exportations. Le reproche d’impérialisme n’est pas loin, quand ils accusent l’UE d’„imposer“ ainsi sa propre approche réglementaire, d’empêcher le développement durable de ses partenaires et de mettre en danger des millions de producteurs.

 

Un commentaire de Jérôme Quiqueret
jquiqueret@tageblatt.lu

 

Au bénéfice du doute: Les effets provisoires du traité de libre échange avec le Canada (CETA)

1 Kommentar

  1. Saviez-vous que grâce à l’emploi du DDT ( insecticide interdit depuis longtemps ) la malaria a disparu de la Corse et autres régions méditerranéennes? Veux dire qu’un certain risque contrôlé peut ,le cas échéant, sauver des vies.
    Ou,p.ex.,le refus catégorique de rechercher des gammes de plantes nutritionelles(maïs,riz etc.) plus résistantes aux maladies et au climat(sécheresse),peut engendrer des famines encore plus sévères. C’est un peu comme avec les réacteurs.Il faut une surveillance adéquate et toute tentative de corruption(Fukushima) ou de négligence(Tchernobyl)doit être évitée.

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